Changer de plateforme sans casser ce qui marche
Une migration se juge trois mois après, pas le jour de la mise en ligne. Ce qui coûte cher n’est jamais le transfert du catalogue, c’est ce qu’on oublie de reprendre.
Dans quel sens, et pourquoi
Vers Shopify quand votre catalogue est simple et que vous voulez arrêter de gérer un serveur. Vous échangez de la liberté contre du temps, et pour beaucoup de commerces c’est le bon marché.
Vers PrestaShop quand vos règles de vente ne rentrent plus : tarifs par client, commandes B2B, validation avant commande, connexion à un logiciel métier. Vous reprenez la main, et la responsabilité qui va avec.
Nous vous dirons si la migration ne se justifie pas. Changer de plateforme pour résoudre un problème qui n’en vient pas coûte cher et ne règle rien.
Ce qui se perd quand on ne s’en occupe pas
Le référencement. Chaque fiche produit a une adresse indexée. Les plateformes ne construisent pas les adresses de la même façon : sans plan de redirections, chaque ancienne adresse devient une erreur et la valeur acquise disparaît.
Les avis clients. Souvent stockés par un module lié à la plateforme, donc absents de l’export du catalogue. C’est de la preuve sociale difficile à reconstituer.
L’historique de commandes. Nécessaire à votre service client et à votre comptabilité.
Les descriptions travaillées. Les exports automatiques tronquent volontiers la mise en forme, les tableaux et les images intégrées.
Comment on procède
On établit d’abord l’inventaire de ce qui existe vraiment : adresses indexées, produits actifs et épuisés, avis, clients, commandes, règles de prix et de livraison. Cet inventaire est votre garantie que rien ne disparaît en silence.
La nouvelle boutique est montée en parallèle, sans toucher à celle qui vend. Vous la validez avant tout basculement. La mise en ligne se fait sur une période creuse, et l’ancienne boutique reste accessible en interne plusieurs semaines.
Ensuite, on surveille : erreurs d’exploration, positions, taux de conversion comparé à la même période l’an passé. Une chute de conversion sans chute de trafic ne relève pas du référencement, c’est le tunnel de commande qu’il faut regarder.
Questions fréquentes
Vais-je perdre mes ventes pendant la migration ?
Non. La nouvelle boutique se monte en parallèle et l’ancienne continue de vendre jusqu’au basculement, qui prend quelques minutes.
Et mon référencement ?
C’est le poste principal du travail. Chaque ancienne adresse est redirigée vers son équivalent le plus proche, jamais vers l’accueil en masse.
Combien de temps ?
Trois à six semaines selon la taille du catalogue et le nombre de règles de vente à reproduire. L’inventaire initial permet d’annoncer un délai ferme.
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